19.04.2012

Nouvelle-Zélande et un peu après

Suite à de nombreuses plaintes (ok une personne mais c'est un bon copain) je continue ce blog. Il est vrai que conformément à l'article du 24 fevrier, j'avais promis des updates plus régulières, chose que je n'ai pas faite. Ceci étant dit, je me permets de rappeler également que selon l'article du 9 septembre, j'avais prévu d'écrire ce blog pendant seulement 15 jours. Ca fait maintenant 7 mois, alors merci de changer de ton, je suis quelqu'un de très occupé, je n'ai pas mes week-ends de libre, moi. Merci de votre compréhension.

P1020679.JPGBon, rapidement, la Nouvelle-Zélande, c'est 40 millions de moutons pour 4 millions d'habitants dont la moitié sont un peu tarés à mon sens, mais extrêmement sympathiques (je reviendrai sur ce point). Mais la Nouvelle-Zelande c'est aussi et surtout très beau, mais bon je vais pas m'étendre là dessus les photos ça sert à ça.
Là bas, j'ai grimpé quelques montagnes, un glacier, et aussi un volcan. Le volcan, c'est celui où le nain du Seigneur des Anneaux est censé jeter son putain d'Anneaux pour sauver un monde où le réseau routier est terriblement mal entretenu et où les gens sont moches et bizarres et n'ont aucun pouvoir d'achat. Je dis censé parce que j'ai pas lu les livres et que je me suis arrêté au milieu du deuxième film parce que je trouvait ça quand même un peu chiant. Je suppose néanmoins que le nain réussi sa quête. D'une part parce que c'est beaucoup trop bien pensant pour que le héros (un nain qui plus est) meurt décapité à la fin pendant que le monde sombre dans l'anarchie et les mauvaises infrastructures, et d'autre part parce qu'ayant moi-même constaté de la taille du trou, il faut vraiment être manchot pour ne pas réussir à y jeter un si petit objet.P1030169.JPG
Sinon, entre autres activités, j'ai aussi creusé des trous dans une plage pour trouver de l'eau chaude, descendu une rivière en rafting en chavirant 3 fois, sauté d'un avion avec un parachute, et un peu trop fêté la St Patrick.

Après deux semaines à voyager en bus, j'en ai marre, je quitte mes compagnons de voyage et décide de continuer en stop. Je serai pris notamment par un chasseur d'opossums tatoué de la tête aux pieds et qui conduit comme Schumacher bourré, une mère de famille hystérique qui reçoit un coup de fil de son fils de 15 ans qu'il lui apprend qu'il s'est perdu et qu'il est à Dubaï (au lieu d'être en cours), un groupe de pêcheurs à l'accent impossible qui m'embarquent sur leur remorque (il pleuvera)P1030378.JPG, un journaliste français aux idées extrêmement préconçues (c'est con pour un journaliste...), un vieux pervers solitaire qui s'en donne à coeur joie pour ploter ma pote canadienne, un type sympa qui m'emmène chercher de l'or (on a pas trouvé) et un Hollandais un peu fou avec qui j'ai bu beaucoup de bières sur une île paumée aux Fidji (le hasard ne m’étonne plus, je rencontrerai également à Queenstown un bon camarade de la Full Moon party, je savais même pas que ce couillon était en Nouvelle-Zélande)!

Bref, la Nouvelle-Zélande c'était vraiment chouette mais il est temps pour moi d'attaquer la partie gauche du planisphère et après trois ou quatre films de merde, je débarque à Santiago. Mon espagnol est pour l'instant un peu limité mais me permets néanmoins de manger, boire et me déplacer dans l'espace. De plus, en ajoutant un 'a' ou un 'o' à la fin du mot français, on a une chance sur 3 de toucher le jackpot. Il reste cependant 2 chances sur trois de passer pour un con, mais le jeu en vaut la chandelle.P1030843.JPG
Les quelques jours à Santiago et Valparaiso seront extrêmement festifs. Le problème (si c'en est un) sur ce continent, c'est que si vous ne voulez pas prendre l'apero, c'est l'apero qui vous prend. Mieux vaut donc ne jamais rien prévoir le lendemain.
Je descends ensuite vers la Patagonie, en quête d'air frais. Je m'arrête à Pucon. Quelques jours auparavant à Santiago, je passais la soirée avec un groupe de Russes venus au Chili pour y disperser les cendres de leur ami récemment décédé. Une belle histoire. A Pucon, le Chilien qui m'héberge porte sur lui une boite de Kinder Surprise avec à l'intérieur une partie des cendres de ce même Russe...Quand le type apprend que j'étais avec ce groupe de russes quelques jours avant, il devient fou, me raconte qu'il voit cette coïncidence comme un phénomène mystique, qu'avant que j'arrive il ne pouvait plus dormir à cause d'un fantôme, et qu'il parle à la boite de Kinder Surprise. Bref, il devient flippant. Par précaution, je vérrouille ma piaule pendant la nuit, mais repars le lendemain comme une sorte de shaman ayant rendu le sommeil à un pauvre homme grâce à ma présence mystique. J'en suis ravi.P1040253.JPG

Bref passage côté argentin et je repasse au Chili pour 4 jours de traversée en bateau jusqu'à Puerto Natales. Sur le bateau, c'est beau, on mange, on boit et on dort beaucoup. Un de mes compagnons de cabine y laissera néanmoins quelques boyaux mais je serai moi-même épargné.

Encore quelques jours de trekking, glaciersP1040441.JPG et autres réjouissances et je pense remonter vers le Nord côté Argentin pour retrouver quelques bon collègues à Buenos Aires. Mon matériel Quechua est un peu just, et ici, je me caille le cul.




Hasta hahora
Un beso

'El Frances'

29.02.2012

Le reste de l'Australie rapido (désolé)

On ramasse deux autres compatriotes à Byron Bay. J'aurais préféré embarquer Cindy et Kimberley mais un sauveteur et un pompier ça peut toujours servir (dsl les gars), et puis on se marre bien. L'équipage est au complet et on ne peut même plus rentrer un cure-dent dans la Georgette.

On se retrouve un peu par hasard à Noosa, station balnéaire pour Australiens ou Chinois très riches. Il se met à flotter comme vache qui pisse et Georgette tombe malade et s'évanouit encore à l'abord d'un rond-point. Un dépaneur débarque et la bagnole redémarre, je passe pour un con.
Une heure plus tard, on la perdra pour de bon pour la récupérer le lendemain à l'hopital.La note est salée. Les Australiens ils sont vraiment sympas mais les garagistes, c'est vraiment tous des enfoirés.P1020153.JPG
Coincés par la pluie et la convalescence de Georgette, nos activités se résumeront à aller pêcher au milieu d'un lac et se retrouver coincés au milieu parce qu'on a pas de rames, chercher du boulot mais glander sur internet à la place, faire des concours de bras-de-fer avec des hollandaises plus baraques que David DOuillet, et prendre l'apero.


On fini quand même par décoller, direction Fraser Island, une île où personne n'a encore eu l'ingénieuse idée de couler une bonne grosse dalle de béton pour faciliter le trafic (rouler sur le sable c'est le bordel) et approvisionner efficacement la population en bières.Le sable étant trop mou pour Georgette, on louera George, un véritable 4x4. P1020183.JPGMême si On nous a bien dit de pas faire les cons avec le 4x4, on tiendra deux heures.
La faune locale est menacante, nous devons sans cesse lutter contre les mouches tueuses du lac Titiwanga, les araignées géantes, et autres dingos enragés. Nous en sortirons néanmoins vivants,le 4x4 aussi, et on s'est bien marrés.


Nous continuons ensuite vers le Nord et nous arrêtons à Bundaberg, une ville pourrie où apparement y a du boulot. C'est des conneries, et en plus il pleut, bref on s'en va. On décide alors de traverser l'Outback pour aller chercher du boulot à Adelaide, soit à environ 2500 bornes. Il y a un bled pourri tous les 200 km. Les autochtones nous demandent de manière assez récurrente:"but...what the fuck are you doing here mate?"(ceci dans un accent incomprehensible). C'est une bonne question.P1020242.JPG

Suite à une incomprehension au sein de l'équipage, nous nous retrouverons en panne d'essence en plein milieu du désert (ok les gars, j'avous que j'ai dit une connerie, la prochaine station était pas à 10km mais bien à 180km, mais en même temps fallait pas m'écouter). Nous devenons ainsi les premiers abrutis depuis le choc pétrolier de 1973 à réussir un tel exploit. On arrête le peu de voitures qui passent pour demander de l'essence, les gens se foutent un peu de notre gueule. On fini par se séparer en deux équipes. Pendant que deux continuent de faire la manche, nous partons mon collègue et moi-même avec Keith le camioneur, qui nous emmène à la prochaine station. Keith a tellement mangé de chips dans sa vie qu'il s'en est déformé la machoire et qu'on comprend rien quand il parle. Tout ce qu'on sait c'est qu'il peut faire plein de trucs cools avec son camion mais que camioneur c'est vraiment un métier à la con, surtout quand tu fais ça depuis 30 ans. Mais il est vraiment sympa Keith. Une fois notre gerican rempli, nous repartons en direction de la voiture (à 80km), en espérant se faire prendre en stop. Au bout d'une heure, on commence à se dire qu'on est un peu dans la merde quand soudain, surgissant de la nuit tel un félin, Georgette... Nous sommes sauvés. Je suis quand même content d'être tombé en panne, c'était bien, même si on est vraiment passés pour des blaireaux.


Nous arrivons au bout de quelques jours à Broken Hill, premier bled de taille crédible depuis que l'on a quitté la côte (il y un MacDo). Un local un peu bourré nous aborde dans un bar et nous présente à tous ses potes. Une Australienne nous propose alors de crécher chez elle. Pendant qu'un membre de l'équipe se dévouera pour lui faire découvrir la culture Française (merci D), nous pilleront allègrement le frigo (avec l'autorisation de notre hôte évidemment). On restera trois jours... P1020249.JPG
24h après être tombés en panne dans le désert, nous voilà logés, nourris, et invités à boire du champagne au vernissage d'un photographe australien pédophile connu grâce à ses photos d'adolescents nus. L'expo est douteuse mais on s'en donnera à coeur joie sur le buffet. Notre situation s'améliore considérablement (en plus on a une piscine), mais de peur que notre gigolo ne finisse par faire un arrêt cardiaque, on fini par quitter la ville.


On part ensuite faire la tournée des vignobles de la Barrosa Valley au Nord d'Adelaide pour trouver du boulot. Rien de tel qu'une bonne degustation de pinard pour créer un climat de confiance avec un potentiel futur employeur. Notre crédibilité s'effrite au fil de la journée, et on trouve pas de boulot, mais de toute façon les vendanges n'ont pas encore P1020276.JPGcommencé (CA c'est la vrai raison), alors on se casse. Nous passerons ensuite quelques jours de "détente" à Adelaide, un véritable carnage. Je passerai les détails de cet épisode de peur d'être lu par le FBI.


On fini par trouver du boulot du côté de Mildura, on cueillera du raisin, beaucoup de raisin, et cueillir du raisin, c'est chiant. En plus c'est pour faire des raisins secs...quelle idée à la con. En même temps, notre employeur est tellement radin qu'il ne nous aurait pas invité à vider sa cave de toute façon. On fini par craquer et retourner à Adelaide, la team étant désormais élargie de deux membres et d'une deuxième Georgette. Je passerai les détails encore une fois, d'ailleurs je ne m'en souviens pas, alors faites pas chier.


Quelques jours plus tard, il est temps pour moi de quitter ce pays où la bière est trop chère, et de me séparer, non sans émotion de mes compagnons de voyage ainsi que de ma brave et fidèle Georgette.P1020386.JPG

Deux nuits douloureuses à Sydney dans un hotel blindé d'Anglais complétement bourés, et je décolle pour les Fidji pour quelques jours de vacances :) Aux Fidji, les gens ne forcent pas trop.


Allez, la bonne bise

ps: message à Georgette: Crois en tes rêves Georgette, un jour tu descendras la route 66

24.02.2012

Mea culpa

Chers Gens,


Je constate, grâce à un outil statistique extrêmement pointu, et non sans me sentir un peu con et désolé, que certaines personnes (7 en tout) continuent d'aller lire mon blog, vierge depuis le 6 janvier 2012. J'ai pour ma défense une excuse imparable.
En effet, je me suis maladroitement cassé les 10 doigts de la main lors d'un terrible accident de caps aux alentours du 20 janvier, m’empêchant ainsi de taper au clavier. Mais me voila désormais rétabli, ainsi je promets, devant témoins, de me sortir mes doigts cassés du c.. et d'écrire un article dans les plus brefs délais (avant le 31 mai sans fautes).


Cordialement,
Bisous

06.01.2012

L'Australie, c'est grand

Quelques jours à Bali, et je change d'ile et passe à Lombok pour tenter d'échapper aux Australiens. En suivant au hasard un groupe de Teutons fort sympathiques, je me retrouve à passer 5 jours sur une plage paradisiaque absolument paumée. J'y attrape la tourista de ma vie, mais ça valait le coup.P1010481.JPG

Après deux semaines trop courtes en Indonésie, je dois quitter la dépravation Asiatique pour l'Australie, ce qui est peut être une bonne chose pour mon foie et mes neurones (et encore), mais pas pour mon portefeuille. Le prix de la bière et du fromage est choquant. J'attéris à Darwin dans l'espoir de pouvoir y acheter un véhicule. C'était une idée à la con. Il fait bien trop chaud et il pleut tout le temps, je sue. Comme il fait trop chaud et qu'il pleut tout le temps, il n'y a personne. Comme il n'y a personne, je trouve pas de bagnole, et personne pour me conduire vers le Sud. Bref, je prends l'avion pour Melbourne. Heureusement que le mec à qui j'ai acheté mon billet tour du monde est Australien, et peut me permettre d'éviter les idées à la con comme atterrir à Darwin pendant la saison des pluies. Je pense que ce mec est une vraie feignasse.

A Melbourne, je fais la connaissance de Georgette. Georgette est une Ford de 1997, couleur vert bronze, 198 662 km au compteur. Georgette grince un peu quand elle freine, ses portières se vérouillent toutes seules sans raison (je resterai enfermé dehors une fois), mais elle a malgré tout beaucoup de charme et on part en virée.P1010806.JPG Au bout de deux heures de route, je tombe en panne au milieu d'un rond point. Je commence à penser qu'on m'a pris pour un con, mais c'est juste une panne d'essence, Georgette va bien, merci. Heureusement, l'Australien moyen a toujours un bison d'essence dans son pick-up.

On voit plein de kangourous morts, des vivants aussi, et des koalas. C'est marrant les koalas.P1010823.JPG


Après 10 jours à voyager au milieu de nulle-part, je retourne à Melbourne pour passer Noël avec des compatriotes et faire une cure de graisse de canard (merci à mes chaleureux hôtes au passage).P1010907.JPG Je récupère ensuite quelques compagnons de voyage pour partager la route jusqu'à Sydney: un con de Toulousain (jéspère qu'il lira ça), ainsi qu'une Allemande chiante comme la pluie, et une Hollandaise qui bien que très sympa, est très moche et ne sent pas très bon, ce qui n'en fait pas le compagnon de voyage idéal.


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On arrive à Sydney trois jours plus tard. Le toulousain et moi-même nous retrouvons à trainer pendant une semaine, avec une bande de roastbeefs fort sympathiques dont les activités principales se résument à regarder des films en s'enquillant d'inbitables cubis de vin blanc et à s'envoyer en l'air. Mais on se marre bien. Mes souvenirs du feu s'artifice du Nouvel An sont assez vagues, mais apparemment c'était vraiment bien.



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Le mode de vie à Sydney étant beaucoup trop nuisible pour la santé, je reprends la route quelques jours plus tard, toujours accompagné du Sudiste, même si son accent est bizarre. J'investie au passage dans un chapeau ridicule et une guitare, afin d'augmenter mon capital classe.



Sur ce, je vous souhaite une belle et heureuse année 2012!
Pour ma part, je vais continuer à rien foutre et à écrire des conneries.P1010992.JPG









Bisous

Max Supertramp







01.12.2011

Un peu de Malaisie

Après 15 jours tout nu sur la plage, mon organisme supporte mal la vie urbaine. Deux jours à Kuala Lumpur et je pars pour Cameron Highlands parce que ça a l'air bien sur Google. Ignorant qu'il y a 1h de décalage horaire entre la Thailande et la Malaisie (et n'ayant que peu d'intérêt pour l'heure ou la date en général), je rate mon bus comme un con, mais fini par y arriver. Là bas il fait frais, je ne transpire plus comme un cochon. Après quelques treks dans la jungle pour exorciser ma crainte des bamboos, je repars.P1010208.JPG

Je rencontre alors un Français qui écrit des scénarios pour des futurs films de merde (des histoires de meurs familiales...). Le mec est un peu pompeux mais j'éspère néanmoins qu'il connaitra un jour son heure de gloire, en voyant un de ses films projeté sur les petites télés de Qatar Airways. Bref, tout ça pour dire qu'il me conseille d'aller à Melaka. J'y vais, en repassant par Kuala Lumpur et rate à nouveau mon bus. Le metro ne me voulait pas. P1010244.JPG

Après une soirée assez improbable, je dois malheureusement repartir le lendemain pour Singapour et parvient à régler mes problèmes de ratage de bus. Singapour c'est propre, beaucoup trop propre, on se croirait à Disneyland. En me promenant au milieu des gratte-ciels du quartier d'affaire, je me revois un an en arrière dans la City, mais tout en prenant un malin plaisir à marcher en tong au milieu des banquiers en costard. On est vraiment plus à l'aise quand on ne fout rien de sa vie. On me somme d'aller au zoo qui est soi-disant incroyable. Il est bien mais pas top. En même temps j'ai jamais été trop zoo.P1010301.JPG

Mais le mieux à Singapour, c'est l'aéroport. On y trouve tout, et y a même une piscine. Les toilettes vous procureront un pur moment d'enchantement. Les urinoirs vous offrent une vue panoramique sur la piste de décolage, un système ultra perfectionné vous permet d'avoir le cul propre comme un sou neuf en presant un simple bouton, il y a des lave-mains pour petites personnes et enfin, il y a un petit Chinois à l'entrée qui dit bonjour et au revoir. Ce fut magique, mais j'étais surtout là pour prendre l'avion.P1010289.JPG

J'arrive quelques heures plus tard à Bali, trouve un hotel à Kuta Beach et me mets à la recherche d'un bar sympa. Là je panique, les lieux sont pris d’assaut par une armée d'Australiens de 18 ans en plein Spring Break, vomissant tripes et boyaux sur trottoirs et passants. On m'avait prévenu.

J'ai peur.

Max Supertramp


18.11.2011

Back on the road

Une cure de fromage, saucisson, et graisses animales diverses me remet rapidement d'applomb pour reprendre la route. Mais mon sac Quechua n'incluant pas la fonction canoé, je choisis de sauter une étape de mon itinéraire et de me rendre directement au Sud de la Thailande (en réalité pour etre présent à la Full Moon Party).
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Je voyage avec Qatar Airways,et c'est vraiment chouette. Les avions sont tout neufs, gros, et vides, probablement comme les stades de la Coupe du Monde 2022. Un système ulta-perfectionné vous permet de connaitre la direction de la Mecque à tout moment, procédé éxtrèmement pratique pour se repérer dans l'avion et notamment trouver les toilettes. En revanche, il n'y a pas de saucisson.
La petite télé ultra moderne propose une vaste sélection de films de merde mais est elle aussi halal. Exemple: je choisis de regarder un film avec Al Pacino qui parle d'une équipe de football américain à Miami. Au moindre décoleté (je ne parle pas d'un nichon), à la moindre cigarette ou verre d'alcool, l'écran est flouté. Les scènes de fesse sont elles carrément coupées.
Niveau audio, le son est bloqué à chaque vulgarité. Ainsi, sachant que le mot "fuck" à lui seul (et ses variantes déclinaisons) est prononcé à 1234 reprises, que Al Pacino n'arrête pas de picoler et de cloper en disant "fuck", et qu'il ya des nichons partout vu que ça se passe à Miami, le tout donne l'impression de regarder Canal + sans le décodeur. En même temps, si j'avais choisi de regarder Marry Poppins plutôt qu'un film avec des nichons et des gens vulgaires, je n'aurais pas eu ce problême. Mea culpa.P1010147.JPG



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Après un voyage sain et halal, j'arrive à Kho Phangan, 5 jours avant la Full Moon Party, histoire de se préparer correctement. En arrivant sur place, je constate qu'il y a autant de bars que de cliniques. Quelques jours plus tard, j'en tire une explication assez simple: 95% de la population de l'île (touristique j'entends) est bourrée, et/ou sous l'influence de substances diverses, à 75% du temps. 70% des gens bourrés oublient de jeter leurs bouteilles de verre, et 90% de la population totale marche pied nu. Par ailleurs, 40% de la population bourrée essaye également de conduire un scooter ou un jet-ski, tout en ignorant qu'en Thailande on conduit à gauche, et que les jet-skis sont faits pour aller sur l'eau. Enfin, 10% tente de jongler avec des bâtons enflammés. Or, sachant que si vous n'êtes pas bourré, vous n'avez rien à faire là, cela nous donne environ 95% de chances de se blesser d'une manière ou d'une autre, et explique la florissante activité des cliniques locales. Le ferry du retour sera rempli d'éclopés.


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Je me constitue en quelques jours une équipe de joyeux compagnons, probablement parmis les plus tarrés de l'île. J'en fais apparement parti. Ce qui se passe ensuite n'est pas racontable, aussi bien techniquement que déontologiquement, alors je ne raconterai pas. Tout ce que je peux dire, c'est qu'on s'est bien marré.


Je poursuis ma route vers Krabie, avec 2 membres de l'équipe, pour 2 jours de repos mérité, avant de rejoindre d'autres membres de la communauté à Kho Phi Phi. Après une session de plongée, nous trouverons un très bon groupe de reprises de rock. Si le chanteur vous demande si vous pouvez vous calmer et arrêter de le faire picoler, c'est généralement signe d'une soirée réussie, sauf pour les autres clients du bar. Là encore,on s'est bien marré.
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Après une breve étape à Phuket, lieu de pélerinage des baufs du monde entier,qui entasse autant de graisse que dans une usine Bordeau Chesnel, je me sépare de mes compagnons restants et m'envole pour Kuala Lumpur avec Air Asia, une compagnie qui si elle n'est sûrement pas halal, ne possède apparement pas d'avion puisque ça fait 3 heures que j'attends devant la porte d'embarquement.

Allez bisous
Max Supertramp

19.10.2011

Vietnam...enfin pas pour longtemps

Le risque de gangrène écarté, je pars pour le Vietnam. Tôt le matin, on m'entasse dans un minibus jusqu'à la frontière. Passeport tamponné et sac fouillé, on m'entasse dans un autre minibus, qui s'arrète 200 bornes plus loin dans un bled dont je ne connais pas le nom, et on me jette alors dans un autre minibus, qui, pendant deux heures, tournera en rond dans ce bled dont je ne connais toujours pas le nom, en entassant pleins de Vietnamiens. Une fois le quota de Vietnamiens rempli, je me fais engueuler parce que je suis tros gros et que je n'arrive pas à manger mes genoux pour faire de la place. Trois heures plus tard, on me vire du bus pour essayer de me jeter dans un autre bus. Le chauffeur s'engueule avec l'autre chauffeur, et me rejette finalement dans le premier bus, et me larguera une heure plus tard dans un autre bled dont je ne connais pas le nom, mais qui s'avère etre à 400 bornes au Sud de la destination où j'étais supposé arriver. Je tente d'acheter un ticket de bus pour aller ailleurs mais le vendeur de ticket ne parle pas un mot d'anglais et se fout de ma gueule. Mon opinion sur le Vietnam est pour l'instant mitigée.
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J'arrive le lendemain à Hoi An, c'est fort joli et pittoresque, et il y a une belle plage (ah merde jpeux pas me baigner) mais un peu bouffé par le tourisme. A chercher les endroits authentiques, on trouve les touristes Chinois et quand on cherche à fuir les Chinois, on se retrouve dans des coins paumés. Je persévère à trouver le juste en milieu entre l'authentique touriste et l'authentique paumé, tout en évitant d'être un authentique connard. Etre authentique, c'est pas facile.



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J'arrive ensuite à Hué, où mes compagnons de chambrée à usage unique me tendent une embuscade. L'alcool est si peu cher que ça en devient malsain...Je souffre d'une telle gueule de bois le lendemain qu'elle m'empêche de me déplacer dans l'espace, et me vois contraint de décaler mon départ pour Hanoi de 24h.



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Une fois là-bas, je vais à l’Hôpital français pour retirer les points de suture. Le chirurgien m'annonce alors que les Cambodgiens ont fait du boulot de boucher-charcutier et qu'il faut me réopérer sur le champ. Mais en consultant quelques avis, je me vois contraint de rentrer au pays pour me faire charcuter par de vrais artisans Français, ce qui est chose faite...Me voilà donc au chômage technique (façon de parler, je suis déjà chômeur de profession) pour encore deux semaines avant de repartir pour de nouvelles aventures, évitant cette fois la jungle. La jungle, c'est vraiment de la saloperie.



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Le rapatriement me permet au moins une chose: prendre l'avion pour regarder un film de merde. Vu la douleur au bras et mon état second, je cherche une merde qui me permettra de trouver le sommeil et trouve en Titanic, le film idéal. Ceci étant dit, à partir du moment où le bateau commence à couler, soit juste après la scène de fesse dans la voiture, le film est pas mal. Mais avant d'y arriver il y a quand même deux heures relativement chiantes, au bout desquelles je n'irai pas. Je me demande ce que la grosse dinde qui sert d'actrice principale est devenue. Je suppose qu'elle a fait une overdose. Leonardo lui, continue de jouer comme une merde, mais souvent dans des bons films, c'est pas juste.


Bon bah en attendant le retour on the road, prenons l'apero...



02.10.2011

Ban Lung et autres bleds

Je quitte la capitale pour aller vers le nord est, m'arrète à Kompong Cham, un bled inondé et vide de toute âme qui vive. Un couple de français d'une cinquantaine d'années y a ouvert un restaurant ou ils ne servent que des oeufs au plat...Ils semblent tout droit sorties de l'Exorciste, des illuminés. Le type me dit qu'il faut pas aller au Nord, que tout est inondé et que je pourrai pas passer la frontière pour le Vietnam. Vu son état je décide de ne pas l'écouter, à raison...



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Je remonte toujours, décide de m’arrêter à Katrie (pour voir des dauphins d'eau douce que je n'aurais jamais pu voir vu la saison), mais loupe l'arrêt de bus comme un con et me retrouve 100 bornes plus haut dans un bled dont je n'ai jamais su le nom. Tant pis...Je m'entasse le lendemain dans un minibus pour finalement arriver à Ban Lung, "capitale" de la province du Ratanakiri, deux rues...Je me retrouve alors malgré moi dans une guest house plutôt sympa au bord d'un lac, avec plein de gens, et des bébés chiens. C'est mignon les bébés chiens.



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Je rencontre alors deux allemands et deux français et décidons de partir le lendemain pour un trek de l’extrême dans la jungle pour 3 jours et 2 nuits. Après une journée de marche sous la pluie dans la boue, nous arrivons sans encombres au campement, vendu comme étant à côté d'une rivière d'eau cristalline, qui s'avère en fait être un torrent de boue...on choisit l'option sans baignade.
Mon odeur commence à être un sérieux problème pour mon maintien au sein de la communauté, mais ayant astucieusement mis dans mon sac Quechua une fiole de bon whisky, cela ma permet d'acheter mes compagnons de route pour quelques temps encore.
Il pleut toujours et n'avons rien d'autre à faire que de nous réfugier dans nos sacs de couchage "de l'US Army", faisant à la fois hamac, moustiquaire, et probablement canoé. Sur la pochette du sac figure néanmoins une croix gammée, je préfère ne pas poser de questions.



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Le lendemain les choses se gâtent, après deux heures de marche, la communauté est attaquée par une colonie d'abeilles tueuses. J'en sors indemne, pour l'instant...Mais 200 mètres plus loin, voilà que je glisse comme un con et me coupe le bras avec un bamboo...ça gicle de partout et je me dis que c'est peut-être pas le meilleur endroit où il fallait qu'il m'arrive un truc pareil. Heureusement, la communauté comprend un médecin germanique qui me pose alors un ingénieux garrot à base de papier toilette, me voilà "rassuré". Après 40 minutes cambodgiennes de marche (soit 3h), nous retrouvons un semblant de civilisation, pour arriver dans ce qui ressemble à un hôpital une heure plus tard. Je passerai les détails de l'opération, bien qu'assez gore. Rien de grave priori, mais me voilà contraint de changer mon pansement tous les deux jours pendant un mois, et à continuer le voyage avec un seul bras. Pratique. Et dire qu'il n'y a pas si longtemps je n'aurais eu aucun mal à trouver un esclave porteur.



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Quoi qu'il en soit, je prends la décision de mettre entre parenthèse les treks de l'extrême pour me recentrer sur une activité dans laquelle j'excelle, l'apero.

A +

Max Supertramp, voyageur coincé dans un trou à rats avec un bout de bras en moins, et probablement alcoolo d'ici peu, mais pas vaincu.

25.09.2011

Phnom Penh, Koh Chong, Sihanouk

Arrivée à Phnom Penh après un bus fort douloureux, c'est sympa, détente, et bien moins oppressant que Siem Rap. En marchant au hasard des rues, j'entrevois une écharpe de l'OM outrageusement suspendue au dessus d'un bar. J'entre, soulagé d'y trouver du pastis (je réalise plus tard qu'il y en a en fait partout). A coup de petits jaunes, je sympathise avec Fabrice, le patron, défoncé 24/24.
CIMG0647.JPG Les pilliers de bar expatriés se succèdent alors les uns après les autres, 2 sur 3 viennent de perdre leur job, on parle foot, bref un vrai PMU. Je repasse 3h plus tard, les pilliers n'ont pas bougé, bien qu'un peu affaissés. La conversation dévie alors du foot à la philosophie de comptoir, mais on se marre bien, Je repasserai...



Visite le lendemain d'un camp d’exécution Khmer Rouge histoire de se mettre en appétit. Ils feraient presque passer les Nazis pour des types sympas. Les Cambodgiens ont en tout cas une capacité allucinante à ne pas se lamenter sur leur passé, à se mettre des coups de pied au cul, et à être sympa. Prenons-en de la graine Chers Compatriotes.
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Les rencontres vont désormais bon train, il suffit d'inviter les gens à l’apéro. Mes nouveaux acolytes temporaires et moi-même recroisent par hasard le gérant du PMU, plus ammoché que jamais. Il nous emmène, avec un de ses pilliers ainsi que sa femme locale (dont j'admire le courage et l'abnégation), dans une boite "clean" d'après lui. A l'intérieur, le spectacle est affligeant: Cambodgiennes à haut talons et vieux pervers occidentaux bien gras se trémoussent, triste spectacle...


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Départ le lendemain pour Ko Chong, sur la côte. Il pleut, tout le temps, je me déplace en scooter et m'embourbe tous les 200 mètres. Forêts de mangroves, chutes d'eau, c'est plaisant. Le lendemain, départ pour la plage de Sihanouk ville pour se mettre un peu les pieds dans le sable mais il pleut, encore et toujours...alors retour à Phnom Penh. C'était peut-être un peu con de voyager en Asie pendant la saison des pluies...


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Ayant initialement prévu de descendre le Mekong vers le Vietnam à la recherche du colonel Kurtz, je décide finalement, en écoutant non seulement mon instinct, mais aussi les conseils du sage explorateur Fred Scheffer, de traverser le Cambodge d'ouest en est. Les Cambodgiens, ils sont vraiment trop sympas.


La bonne bise

Max Supertramp, voyageur trempé au sac à dos puant

PS: n'achetez jamais la serviette soit disant auto-sechante Decathlon

18.09.2011

Siem Rap et Angkor Wat

Je quitte la jungle, trop de sangsues...Apres 12h de transports divers et un passage de frontière relativement épique, j'arrive au Cambodge à Siem Rap, à côté des Temples d'Angkor. En quête d'authenticité, je tombe des nues, c'est complètement aseptisé par le tourisme.
Avant le centre ville, une gigantesque avenue ne comporte que des hôtels de luxe pour Chinois: Mandarin Royal, Royal Empire Hotel, Canard Laké Resort, et j'en passe...devant lesquels sont garés des régiments de bus climatisés.

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Au centre-ville, oppression permanente, vous êtes apostrophé tous les deux metres d'un "need tuk-tuk Sir?" ou "want a massaaaage?". Ayant eu récemment l'occasion de développer un certain flegme Britannique, je repousse chaque assaut d'un geste classe de la main et d'un "no thanks", mais intérieurement je bouillone: "mais non j'ai pas besoin de tuk-tuk bordel! Le bled fait 500m carré, tu veux que j'aille où!?" Mais vu le salaire moyen du chauffeur de tuk-tuk, je les comprends assez...


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Deux jours de visite des temples, c'est beau mais j'ai quand même l'impression de passer mes journées à photographier des Chinois en train de photographier d'autres Chinois. Ca n'a aucun sens. Les Chinois sont les Américains de l'Asie, ils sont déjà sur MTV et seront bientôt sur votre palier, prenez garde...!

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Heureusement, plusieurs heures de vélo et de tuk-tuk le lendemain (vraiment trop mal au cul) me permettent de fuir le Grand Timonier et de me mêler à la population locale. Me voilà soulagé, mais pas par le niveau de l'équipe de France de rugby qui vient de sortir une prestation assez moyenne contre les Pancakes.

Sur ce, à la prochaine.



Max Supertramp, voyageur tolérant et pas raciste, mais pas trop fan des Chinois néanmoins

15.09.2011

Ayuthaya et Khao Yai national park

Je sue nom de dieu, qu'est ce que je sue...je pensais pas qu'on pouvait mettre autant de flotte dans le corps humain. De la bière OK, mais dla flotte...sans deconner.

Je pars de Bangkok plus tard que prévu, je suis tombé la veille dans une embuscade tendue par un couple de Belges forts sympathiques.
Je prends alors le bus, légérement pateux, vers Ayuthaya, ancienne capitale historique de la Thailande, y a plus de mille ans ou un truc comme ça.

P1000492.JPGLà bas il y a des temples, beaucoup de temples, que des temples, c'est même à se demander ce qu'ils foutaient à l'époque à part prier...D'ailleurs, comme ils foutaient rien et que les ping-pongs shows se passaient à Bangkok, ils ont fini par déplacer la capitale.






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Je sors boire un verre, et me fait alpaguer dans la rue par la patronne d'un bar. La vieille est complètement saoul et s'envoie des quantités astronomiques de whisky glace, on trinque à peu près 14 fois...A côté de moi, un jeune Britannique est lui aussi tombé dans le piège. Plus tard, il me mettra une branlée au billard pendant que le mari de la vieille, un vieux hippie complètement perché, jouera lui aussi des reprises de rock.

Le lendemain, après la visite des temples en vélo, je pars pour Khao Yai, où il y a un énorme parc national, une jungle quoi. Le lendemain, je pars pour un trek dans la jungle avec un fort sympatique Teuton et Tommy, notre guide Thai. Tommy est un mec étonnant. Alors qu'à première vue, il a vraiment l'air d'avoir vécu toute sa vie dans la jungle, et bien en fait il a étudié aux Etats-Unis, où, à l'âge de 17 ans, il a épousé une conne à Las Vegas. Puis il en a eu marre et il est retourné en Thaïlande, où il est devenu guitariste de reprises de rock. Puis après un certain temps, il est devenu guide de jungle.

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Bref, on part avec Tommy qui, à 8h du matin est déjà complètement défoncé. On passe quasi toute la journée à chercher des éléphants dans la jungle sans succès, jusqu'à ce que vers 17h, j'entends un éléphant, le signale à Tommy qui était trop défoncé pour entendre, et on s'approche. En fait c'était pas un éléphant mais trois éléphant...Tommy nous fait paniquer, on se barre en courant alors que la jungle gronde derrière nous. Ca fait peur un éléphant quand c'est pas content. Bonne montée d'adrénaline...Plus tard, je dirai à mes enfants qu'ils ont failli ne jamais naître parce que à cause d'un Thailandais défoncé, j'ai failli être broyé par une horde d'éléphants...

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Quand on y réfléchi, c'est quand même un peu con: alors qu'il y a plein de gentils éléphants dans la rue, on passe la journée à suer et à se faire bouffer par des sangsues dans la jungle, tout ça pour chercher à se faire broyer par de méchants éléphants, ou bouffer par un tigre (je suis content de pas avoir vu de tigres en fait). Mais bon, on s'est bien marré.


Rien à voir mais je reviens sur le premier article où je mentionnais les navets qu'on peut regarder dans l'avion, les films dont on a jamais entendu parler. Une fois de plus, je n'y ai pas échappé...Me rappelle plus du titre, mais en gros c'est l'histoire d'une cruche amoureuse d'un blaireau et vice versa. Ils le savent depuis toujours, mais la cruche est vraiment trop cruche et le blaireau n'a pas de c..... et du coup ils font rien jusqu'à ce que le blaireau soit sur le point d'épouser une conne, qui se trouve être la meilleure amie de la cruche. A un moment, la cruche et la blaireau sont bourrés et finissent par coucher ensembles pendant que la conne elle, elle est vraiment trop bourrée et calcule rien, et du coup c'est le bordel. Y a aussi un pauvre mec qui est amoureux de la cruche, il a vraiment des gouts de merde. Finalement, prévisible, le blaireau fini par lâcher la conne pour se mettre avec la cruche, la conne se trouve un autre blaireau, et la cruche se reconcilie avec la conne. Le pauvre mec, lui, il l'a dans le c.. Et CA c'est triste. Une vraie histoire à la con. Si ça tenait qu'à moi, et ben à la fin du film, le pauvre mec aurait gagné au loto, puis il aurait dit à la cruche, à la conne, et au blaireau d'aller se faire voir, et il se serait tapé Engelina Jolie ou un équivalent. CA, ca aurait fait un vrai bon film.

Le Teuton m'a donné pleins de bons plans pour la suite, du coup je sais pas où je vais demain, j’espère que la nuit portera conseil...

Allez bisous

Max Supertramp, Aventurier à deux balles

12.09.2011

Bangkok

Bonne mise en jambe pour l'Asie, Bangkok, y a pas à dire, c'est quand même un beau bordel. A peine le pied dans la rue, un type sympa au premier abord me baratine en me racontant qu'il est Chinois et qu'il connait un super hôtel vraiment pas loin. Embrouille. Je le baratine à mon tour en lui disant que j'ai une réservation ailleurs...(j'ai bien lu le Lonely Planet).
Apres une nuit de 15h, intérrompue par une phase d'insomnie de 4h (pendant laquelle j'ai assisté à la désolante défaite de Federer), je me réveille comme une fleur à midi...j'ai rien vu venir.
Premier jour, je marche un peu au hasard en slalomant entre les baratineurs de toutes sortes qui vous proposent des courses en tuk-tuk, taxis, etc (la veille c'était les costumes Armani, les ping-pong shows, et les happy endings)...pour vous emmener visiter un super truc parce que le truc que vous vouliez visiter eh ben comme par hasard il est fermé...c'est faux, ici rien ne ferme, les gens ne dorment pas et ne glandent pas le dimanche.

P1000434.JPGSurtout ne demandez de l'aide à personne, ou plutôt ne laissez personne vous aider, courez pendant qu'il est encore temps. Par exemple, un petit type a priori sympa m'aborde en mdisant qu'il ne demande pas d'argent, qu'il a un métier et tout ça. Fair enough. Il me raconte sa vie, j'en fais de même, il est vraiment sympa ce type, puis il me parle des endroits à visiter absolument, fais des gribouillis sur ma carte au point qu'elle devient illisible puis fini par me dire qu'en tuk-tuk, il me fait le tout pour 40 bahts. Embrouille, je lui dit que je préfère marcher, et voilà qu'il me gratifie d'un "fuck you, fuck you, fuck you", comme ça, à trois reprises. Il est pas si sympa en fait ce petit type.

P1000435.JPGDeuxième jour, je me déplace principalement en bateau et véhicules motorisés pour éviter les passants, en arrivant quand même à tomber sur le seul chauffeur de taxi qui ne connait absolument pas Bangkok et est tellement bigleux qu'il n'y voit pas à 3 mètres.
Mais arrêtons d'être aigris, ici on mange vraiment bien, d'autant plus que ma tablette de Smecta est toujours intacte, je croise les doights...

P1000446.JPGY a un autre truc bien à Bangkok, c'est les reprises de rock, dans chaque bar de Khao San Road, y a un Thailandais avec un chapeaux et une guitare mal réglée qui jour en boucle Oasis, Beatles, U2, James Blunt, et j'en passe...Je ne les blâmerai pas pour le réglage de la guitare, c'est convivial, et mieux vaut une bonne reprise qu'une mauvaise création. Calogero, Raphael, Cali et autres ténors de la chanson française, j’espère que vous m'entendez...
Rien à voir, mais niveau centre commerciaux, ils nous mettent la dose, j'ai même trouvé du camembert.


P1000459.JPGBon, demain matin (enfin ça dépendra de la tournure que prendra ma soirée), je pars vers le nord dans un bled dont j'oublie toujours le nom, avant d'aller faire quelques treks dans la jungle pour enfin pouvoir exploiter au maximum de ses capacités, dans des conditions extrêmes, mon chouette matériel Quechua...


P1000475.JPGSi vous avez fini de lire cet article dénué d'intérêt, je vous informe que vous pouvez reprendre une activité normale comme jouer à la pétanque, ou regarder Questions pour un Champion, en vous souhaitant d'être rémunéré pour cela. De mon côté, je vous laisse , c'est l'heure de l’apéro.

Bisous
Max Supertramp, voyageur incongru


09.09.2011

Note préventive

Bon bah voilà, après 2 avions, 12h de vol, 6h de poirautage à l'aéroport, un jus de tomate (pourquoi on boit toujours du jus de tomate dans les avions bordel?!), un paquet de chips, un dernier repas briton accompagné d'une pinte de Guinness, mon sac Quechua et moi-mêmes seront, sauf crash ou détournement (ça tombe bien c'est bientôt l'anniversaire du 11 septembre) ,arrivés à Bangkok.

Choses promises, choses dues, OK je fais un blog (pendant au moins 15 jours).

En revanche ne comptez pas sur moi pour raconter ma vie et tout ce que je fais en détail, ça me gonfle. Vous ne verrez pas non plus de phrases du type "la population locale est vraiment chaleureuse, les gens sont extrêmement ouverts et accueillants, ils n'ont rien et pourtant ils ont l'air heureux !", ça me gonfle aussi. Vous ne verrez pas non plus ecrit "les tongs sont vraiment sympas" car le racisme c'est mal.

Bref, je compte n'écrire que des conneries, tout en restant dans la limite du "politiquement correct" (notion assez subjective finalement, donc si vous etes choqué, fermez la page et retournez bosser!), et bien sûr je mettrai des photos, parce que les photos ça parle tout seul...Peut-être même que je mettrai des légendes, si c'est pas le cas, tapez "plage", "sable fin", "cocktails" et "glande" sur Google et vous trouverez sûrement les mêmes avec commentaires...

La suite dès que j'aurai quelque chose à raconter, en commençant par un résumé des 5 films que j'aurais matés dans l'avion (en éspérant éviter le gros navet pour une fois).

Allez bisous

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